dhāraṇāsu ca yogyatā manasaḥ (53)

C’est la capacité du mental d’atteindre la concentration (53)

Par la pratique de ce prāṇāyāma, vous serez capable de traverser le niveau des cervicales pour entrer dans un nouveau monde à partir de la pituitaire. Là, une autre conscience intérieure commence, qui vous emmènera à la complète renonciation. Cet état de conscience est appelé dhāranā (la contemplation) telle est la véritable capacité du mental.

svaviṣayāsamprayoge cittasya svarūpānukāra ivendriyāṇāṁ pratyāhāraḥ (54)

Le véritable renoncement est obtenu quand, déconnecté de notre corps matériel, des organes des sens, nous retournons à la forme propre de citta (54)

Détaché des cinq villages matériels (l’odorat, le goût, la vision, le toucher et l’oue), vous obtiendrez un complet renoncement. Mais ce n’est pas encore l’état de dhāranā. La véritable concentration ne sera atteinte que lorsque cette forme du sans-forme, la vacuité, disparaîtra.

tataḥ paramā vaśyatendriyāṇām (55)

C’est à ce moment-là que nous contrôlons véritablement les organes des sens (55)

Il ne s’agit pas d’un contrôle extérieur, forcé par des règles, exercé sur les organes des sens, du travail et du mental, car ils n’acceptent pas cette frustration, et les conséquences en seraient amplifiées. C’est au travers du souffle et par lui, sans frustration, avec un amour profond de soi-même, que l’on obtient la véritable maîtrise.

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