sthirasukhamāsanam (46)

L’assise est stable et confortable (46)

yama et niyama, les deux premières étapes du yoga décrites jusqu’à présent, s’enracinent chacune dans un centre d’énergie spécifique, sans pour autant n’en concerner qu’un seul. Chacune s’établit sous différentes formes dans les cinq premiers centres. Ce n’est qu’après avoir instauré ces deux premiers éléments que nous parvenons à asana. De nombreux ouvrages traitent de la nature d’āsana. Certains spécifient qu’il est recommandé de méditer en padmāsana, la posture du lotus, d’autres décrivent le lieu de la méditation, la taille de la pièce dans laquelle elle doit s’effectuer et donnent d’autres détails encore. Mais là n’est pas l’important. āsana se situe dans les lombaires, le troisième centre (manipura), celui du mental. Mais il concerne également la pituitaire, car c’est là que doit s’établir la véritable posture, dans le sixième centre d’énergie, quand tout est calme, immobile, que le mental est pacifié. Il est dit que cette posture ne s’obtient que lorsque le canal médullaire est ouvert car il permet alors à la force de vie (prānā) de s’écouler librement en direction de la pituitaire. La seule contrainte est de garder la colonne vertébrale droite. On retrouve ce même conseil dans la bhagavad gītā, chapitre 6, verset 13 : samaṁ kāya-śhiro-grīvaṁ dhārayann achalaṁ sthiraḥ
samprekṣhya nāsikāgraṁ svaṁ diśhaśh chānavalokayan
, le corps, le cou et la tête doivent être alignés, bien droits nous devons rester immobile et fixer notre attention à la base du nez. Là doit s’établir la véritable posture, de manière agréable, calme et statique.

prayatnaśaithilyānantasamāpattibhyām (47)

Apaisé, avec prudence et constance, avancez jusqu’au terme (47)

Toute chose est fondée sur le symbole de l’infini. Cet infini intérieur, visargah en sanskrit, correspond aux lettres hang sau, dans la pituitaire. Graphiquement, il représente l’union, le fait de rassembler, de joindre, tout en ressemblant à la posture à du lotus. La véritable posture, comme l’infini, est située dans la pituitaire.

tato dvandvānabhighātaḥ (48)

Pratiquer cette āsana sans interruption ni dualité (48)

La pratique doit se faire en douceur, sans déviation, ni heurts ni entraves.

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